Sauvons Mercy, victime de la traite humaine, en cours d’expulsion et en danger de mort.

Mercy est une jeune fille Nigériane de 23 ans. Elle a été victime de la traite humaine, torturée et forcée à la prostitution.

Alors qu'elle est parvenue à s'extirper du réseau mafieux qui l'asservissait, la voici condamnée à être expulsée vers le pays où l'attendent ses tortionnaires !

Le dernier espoir de Mercy est une intervention de Mme la Préfète de la Vienne Isabelle Dilhac, et Madame la Préfète de la Dordogne Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc avant que l’expulsion ne soit effective. Il est urgent d’agir.

Nous réclamons les interventions de Madame la Préfète de la Vienne et Madame la Préfète de la Dordogne pour la libération de Mercy.

Sauvons Mercy,

Victime de la traite humaine, en cours d’expulsion et en danger de mort !
Nous demandons l’intervention de Madame la Préfète de la Vienne et de Madame la Préfète de la Dordogne.

 

Mercy est une jeune fille Nigériane de 23 ans.

On lui propose un travail de coiffeuse en Europe grâce auquel elle pourrait aider sa famille et elle se retrouve malgré elle enrôlée dans un réseau de prostitution.
Son voyage passe par la Libye où elle est emprisonnée, violée et torturée pendant plusieurs mois en attendant une rançon que sa famille doit payer. Un rapport médical fait état de plus de 21 blessures au couteau et au bâton, disséminées sur tout le corps, des débris de bois ont été retrouvés dans une de ses oreilles causant la surdité de celle-ci.
La rançon payée, elle passe la Méditerranée en bateau et se retrouve en Italie (où elle ne sera pas dublinée) puis en France. Elle est forcée à la prostitution et doit rembourser «le prix de son passage» fixé à 35000 euros. On la menace de nuire à sa famille au Nigéria. Elle est logée à Poitiers chez un proxénète hôtelier récemment condamné.
Elle parvient à rembourser 15000 euros et fait des démarches auprès de l’OFPRA pour pouvoir rester en France. Demandes rejetées faute de papiers en règle (les papiers de Mercy lui ont été évidement confisqués en Libye).

Elle décide finalement d’arrêter de rembourser le réseau, cesse la prostitution et appelle à l’aide l’un des membres de l’association Les Madeleines.
S’en suivent d’autres démarches auprès du Tribunal Administratif de Poitiers et Bordeaux, toutes rejetées. En avril 2018, elle est candidate au parcours de sortie de la prostitution et doit être présentée par le CIDFF (association agréée pour ledit parcours de sortie prostitution) pour une commission qui a lieu en Septembre / Octobre. Malheureusement la dite commission est annulée suite à la démission de la quasi totalité des membres du CIDFF. Cette commission constituait le dernier espoir de régularisation pour Mercy.

Le 09/11/2018 elle fait l’erreur de prendre un bus pour rejoindre son petit ami et se fait arrêter par la gendarmerie de Périgueux. Elle est transférée au centre de rétention de Toulouse, jugée le 10 Novembre et condamnée à l’expulsion par le juge des libertés malgré l’aide précieuse de la CIMADE qui lui fournit un avocat. L’appel est rejeté le 14 Novembre au motif absurde qu’elle ne possède pas de passeport et qu’elle n’aurait pas de domicile, ce qui est absolument faux.

 

Mercy n’est en aucun cas une criminelle ni une délinquante mais bel et bien une victime ! Ne pas lui porter secours relève de la non assistance à personne en danger !
Renvoyer Mercy au Nigéria c’est la livrer aux griffes de ceux qui l’ont réduite à l’esclavage ou la condamner à mort car elle préférera se jeter par la fenêtre plutôt qu’être renvoyée dans ce pays !!

Toute celles et ceux qui ont côtoyé Mercy pourront vous dire que c’est une fille gentille, intelligente, volontaire et d’une force mentale impressionnante.                                                  Accueillir des personnes comme elle sur le territoire constitue non seulement un devoir humain basique et fondamental mais bel et bien une réelle opportunité pour notre pays !!

Le dernier espoir de Mercy est une intervention de Mme la Préfète Isabelle Dilhac et Mme la Préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc avant que l’expulsion ne soit effective. Il est urgent d’agir.

C’est pourquoi nous demandons solennellement à Madame la Préfète de la Vienne Isabelle Dilhac et à Madame la Préfète de la Dordogne Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, au nom de la dignité humaine, la libération de Mercy ainsi que sa présentation en commission du parcours de sortie de la prostitution.

Diffusez le plus largement et rapidement possible s’il vous plait !!! http://mercylibre.wesign.it/fr

Comité de soutien à Mercy - Novembre 2018, Poitiers.

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